Episode 28
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EP28 – Faire tomber le masque
Le résumé
Les jours qui suivent la destitution de Séraphine s’enchaînent calmement : le prêtre Anselme accepte de la remplacer temporairement, et Adriana et Khaeltar reprennent, comme convenu, la mer en direction d’Aetherion.
Le 1er du mois du changement, Faraminn, Ezofia et Hieronyme se retrouvent au Théâtre des Brumes pour assister à la pièce qu’Alban organisait depuis des jours en l’honneur de Dame Themarielle.
Dès le début de la pièce, le travail, l’investissement et les moyens mis en œuvre pour cette représentation les frappent. Le premier acte raconte l’enfance de Dame Themarielle à Saphira, s’achevant sur la découverte de son étincelle. Ezofia s’étonne notamment de la qualité de la représentation de la magie, devinant les recherches approfondies menées pour permettre un tel rendu.
Profitant de l’entracte, Faraminn rejoint le Renifleur attablé au bar, tandis que Hieronyme et Ezofia s’approchent des coulissent, souhaitant saluer et féliciter Alban. Ces derniers constatent alors que l’accès aux loges grouille de monde. Hieronyme, un peu oppressé, se perd un peu dans la foule, tandis que la curiosité d’Ezofia la met en quête des quartiers d’Istrial.
Alors seul à leur table lorsque le deuxième acte commence, Faraminn voit la porte du théâtre s’entrouvrir sur Siravel cherchant à se faire discret. Le Premier veilleur le prévient que le cadavre d’un des gardes de la cité a été retrouvé à la porte de la ville basse, et qu’il semble s’agir d’un assassinat rondement mené, laissant présagé qu’il se trame quelque chose.
Lorsque Hieronyme réussit enfin à revenir dans la salle de spectacle, le rideau du théâtre s’embrase tout à coup, se consummant à une vitesse anormale.
Pendant ce temps, Ezofia explore l’atelier d’Istrial se trouvant à l’étage, à la recherche de la marionnette de la dernière fois. Cependant, l’agitation provoquée par l’incendie finit par arriver à ses oreilles, et elle sort de la pièce, alarmée.
Alors que la panique envahit les locaux, Hieronyme grimpe sur la scène et prend la situation en main, rappelant la foule au calme et ordonnant l’évacuation du bâtiment.
Faisant le lien entre les événements, Faraminn prévient le Chantelame qu’il s’agit probablement de l’œuvre d’Allegra Ventessa et qu’il leur faut retrouver Alban au plus vite.
De son côté, Ezofia fait de son mieux pour faire évacuer les loges et les coulisses, cherchant Alban au milieu du chaos et de la foule.
Quand deux départs d’incendie sont finalement maîtrisés, un homme de Siravel jette à leurs pieds un ivrogne, arrêté alors qu’il essayait d’allumer un autre feu. Bien qu’il soit très compliqué d’obtenir des informations claires et construites de sa part, l’homme exprime qu’une femme l’a mandaté. Faraminn comprend alors que ces incendies ne doivent être qu’une diversion pour permettre à Allegra de capturer Alban.
Toujours dans le Théâtre, Ezofia entre dans une loge qu’elle devine être celle d’Alban. Elle trouve sur la coiffeuse divers documents liés à la pièce et un coffret. Elle s’assure d’être seule dans la pièce avant d’en découvrir le contenu : un masque, brisé en deux. Cherchant des traces de lutte, elle examine davantage les documents autour d’elle. Il semblerait qu’ Alban devait jouer un rôle pendant les actes trois et quatre. Elle remarque également que les affaires personnelles dont Alban ne se sépare jamais ne sont pas dans la loge.
Faraminn, quant à lui, analyse au mieux la situation et les lieux alentour. Il remarque notamment un endroit idéal comme poste d’observation sur plusieurs sorties du Théâtre, et des marques au sol lui indiquent la présence encore récente d’une personne.
Hieronyme et Ezofia se retrouvent en coulisses. Ensemble, ils lisent une lettre, qui était dissimulée au milieu des parchemins sur la coiffeuse. Signée de la main d’Alban, elle leur est adressée. Ce dernier explique avoir dû prendre discrètement la route pour Saphira, en prenant bien entendu le temps de se féliciter pour son audace et son panache, avant de leur demander de ne pas le suivre parce qu’il doit faire face à son avenir seul. Il demande à Ezofia d’enquêter sur sa malédiction. Il leur assure son retour prochain, soulignant être parti de son propre chef, et avoir fait le nécessaire pour subvenir financièrement à leurs besoins et à ceux du Collège dans le cas où il lui arriverait malheur.
Ezofia suggère que son retour à Saphira pourrait être lié au masque qu’elle a découvert. Finalement, la novice et le Chantelame émettent l’hypothèse qu’Alban ait voulu mettre en scène sa propre disparition. Tandis qu’Ezofia partage ce qu’elle sait actuellement sur l’origine de la malédiction d’Alban, Faraminn les rejoint en leur révélant une présence hostile dans la cité : le masque brisé pourrait être une menace qui l’aurait forcé à précipiter son plan. Connaissant un peu le système politique de Saphira, Faraminn souligne que ce masque pourrait signifier que la Grimace soit sur le dos d’Alban.
Faraminn analyse au mieux la lettre : le document date de quelques heures à peine. Ainsi, l’alchimiste comprend qu’Allegra aurait tout à fait pu tuer Alban si elle l’avait voulu. Faraminn souligne par ailleurs la forte inquiétude dont Alban avait fait preuve lorsqu’ils avaient entendu parlé d’Allegra il y a quelque temps.
De son côté, Ezofia examine le masque, et décèle quelque chose d’étrange mais sans que ce ne soit réellement de la magie. Elle se demande si le masque appartenait à Alban lui-même, si Alban aurait pu faire partie de la Grimace mais aurait fui Saphira. La novice suggère de remettre le masque à Filomena pour une étude plus approfondie.
Un peu dépassé par l’ampleur de ces réflexions et conjectures, Hieronyme prend congé, décidant qu’il sera probablement plus utile ailleurs.