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Empire de Jipangu

Sommaire

Les Kamis dansent,
Autour du Dragon dormant,
Harmonie céleste

Le Dragon & les Kamis

L’Empire de Jipangu est une terre profondément marquée par les légendes et le mysticisme. Son histoire est étroitement liée à celle de Laderon, le Dragon des Éléments. Après la Première Guerre des Dragons, Laderon trouva refuge sur l’île de Jipangu. Il constata rapidement que sa Flamme s’y régénérait anormalement vite et découvrit qu’elle puisait inconsciemment dans l’énergie des Ancestraux présents sur l’île : les Kamis.
Désireux de faire de Jipangu sa terre, Laderon y créa le peuple qui deviendrait les Jipanganais. Mais sa présence épuisait progressivement les Kamis et menaçait l’équilibre même de l’île. Pour préserver ses terres et son peuple, le Dragon des Éléments choisit finalement de dissoudre sa propre Flamme à travers Jipangu. Cette énergie rendit une nouvelle vitalité aux Kamis. Les Jipanganais apprirent à vivre à leurs côtés et développèrent autour d’eux une spiritualité particulière.

La Guerre du Volcan Yasumi

Les premières communautés jipanganaises se développèrent indépendamment les unes des autres et donnèrent naissance à de nombreuses dynasties. Les rivalités territoriales provoquèrent plusieurs conflits, jusqu’à la Guerre du Volcan Yasumi, durant laquelle différentes puissances cherchèrent à s’emparer du volcan, considéré comme le sanctuaire de Laderon. De nombreuses légendes racontent la fin de cette guerre. La plus célèbre affirme que les chefs des principales dynasties acceptèrent de plonger leur bras dans la lave du Volcan Yasumi. Celui qui en ressortirait indemne serait reconnu comme l’élu du Dragon des Éléments et recevrait le droit de guider son peuple.

Quelle que soit la vérité derrière cette histoire, la guerre s’acheva par l’avènement de Kokushan, premier Empereur de Jipangu. Les dynasties reconnurent son autorité et l’île fut progressivement réunie sous une même bannière. Depuis cette époque, des centaines de dynasties cohabitent au sein de l’Empire tout en reconnaissant l’autorité impériale de la dynastie Kokushan. Chacune possède ses traditions, ses domaines et sa propre lignée.

L’Empire de Jipangu

À mesure que l’Empire se structura, le pouvoir impérial dut composer avec l’influence considérable des dynasties. En 145, un décret impérial divisa Jipangu en une dizaine de Provinces, chacune administrée par un gouverneur nommé par le pouvoir impérial. Ces gouverneurs proviennent généralement des dynasties les plus influentes de leur territoire, faisant de leur nomination un enjeu politique majeur. Certaines provinces demeurent ainsi étroitement contrôlées par le Trône, tandis que d’autres disposent d’une importante autonomie de fait. Chaque année, les gouverneurs doivent également se rendre à Kushanan, à l’occasion de l’anniversaire du souverain, afin de renouveler leur allégeance devant le Trône des Éléments.

Cet équilibre fut mis à rude épreuve en 324, lorsqu’une importante famine frappa plusieurs régions de Jipangu. Face au manque de ressources, certaines provinces refusèrent de venir en aide aux territoires les plus touchés, ravivant d’anciennes rivalités entre gouverneurs et dynasties. Les tensions finirent par dégénérer en affrontements ouverts, donnant naissance à la Première Guerre Jipanganaise, restée dans l’histoire sous le nom de Grande Famine.

L’Empire retrouva son unité, mais les rivalités entre les grandes dynasties ne disparurent jamais totalement. Elles ressurgirent avec une violence nouvelle en 562, lorsque deux héritiers de la lignée impériale revendiquèrent simultanément le Trône des Éléments. Chacun chercha le soutien des principales dynasties, entraînant progressivement gouverneurs et provinces dans son camp. Cette crise de succession devint la Seconde Guerre Jipanganaise, plus communément appelée Guerre du Trône.
Durant le conflit, alors que l’autorité impériale était divisée, la Bureaucratie Impériale assura la continuité de l’administration et contribua à maintenir l’unité de l’Empire. Elle sortit considérablement renforcée de la guerre et devint dès lors un véritable contrepoids aux dynasties, chargée d’administrer Jipangu, de conseiller l’Empereur et de défendre les intérêts du pouvoir impérial dans les provinces.

Une autre évolution intervint en 578 avec le décret de Zenshin, promulgué à l’initiative du Grand-Médian de l’époque. Depuis cette date, tout gouverneur doit avoir accompli le Rite des Quatre Chemins avant d’accéder à sa fonction. Cette obligation, régulièrement contestée par les dynasties les moins dévotes, demeure en vigueur.

Une puissance longtemps en retrait

Pendant des siècles, Jipangu entretint peu de relations avec les autres royaumes de la Toile. Une doctrine de retrait et de neutralité s’installa progressivement, tandis que le Culte des Kamis occupait une place croissante dans la société. Des ordres de Moines, capables de comprendre et de guider les Kamis, apparurent et devinrent des acteurs importants de la vie spirituelle de l’Empire.

Cet isolement ne fut cependant jamais absolu. Des commerçants parcoururent progressivement la Toile tandis que des émissaires, parfois envoyés dans l’ombre, permettaient au pouvoir impérial de suivre les affaires des autres royaumes. Depuis quelques décennies, les Guildes ont également pris une place croissante dans la société jipanganaise. Profitant du développement des échanges, certaines ont acquis une puissance commerciale considérable et sont devenues des intermédiaires importants entre les dynasties et le pouvoir impérial.

L’Empire développa également ses propres savoirs et techniques. La plus célèbre demeure la Poudre Rouge, conçue à partir des cendres du Volcan Yasumi. Son apparition donna à Jipangu une puissance nouvelle et attira progressivement l’attention du reste de la Toile sur les secrets jalousement gardés de l’archipel. Son commerce demeure étroitement contrôlé par l’Empire, qui a accordé à l’une des Guildes le privilège de commercialiser la Poudre Rouge en son nom.

De nos jours

Après la Guerre de l’Éther, Jipangu commença à soutenir discrètement le Royaume de l’Exil, inquiet de la puissance grandissante des Colonies Damnées et des partisans du Dragon de l’Ombre. Dans le même temps, l’Empire conserve une attitude prudente envers l’Ordre d’Éther, dont il redoute autant la puissance que l’instabilité.

Aujourd’hui, l’Impératrice Yasuhiko règne sur Jipangu, épaulée par la Bureaucratie Impériale et contrainte de composer avec les nombreuses dynasties qui se partagent l’influence sur les provinces. Première femme à accéder au Trône des Éléments, Yasuhiko s’est imposée à la suite d’un conflit avec son oncle. Son règne marque une évolution importante de la politique extérieure de l’Empire. En se rendant dans la cité d’Aetherion, elle est devenue la première souveraine de Jipangu à quitter l’île pour un voyage diplomatique. À cette occasion, elle participa à l’inauguration du Temple aux Mille Reflets et affirma devant la Toile sa volonté de voir Jipangu jouer désormais un rôle plus important dans les affaires du monde.