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L’Artistocratie Synodéenne

Sommaire

L’Art au cœur de tout : L’Artistocratie

La société Synodéenne s’est bâtie en plaçant l’art au cœur de toute son organisation. A noter que les Synodéens accordent autant d’importance à tous les arts, qu’il s’agisse de peinture, de menuiserie, de danse ou de lutherie. Les différents arts sont regroupés en branches, comportant plusieurs arts similaires.
L’administration et la politique ont longtemps été considérées comme des activités peu honorables. C’est pour cela qu’initialement, le Synode fonctionnait de manière très fermée, et qu’encore de nos jours, son modèle reste difficilement compréhensible pour les autres royaumes.

Ce fonctionnement original, porte à présent le nom d’Artistocratie. La société Synodéenne a donc vocation à mettre en avant les plus grands artistes et à développer et récompenser la créativité de ses ressortissants. Concrètement, cela signifiait pour les fondateurs du système de mettre entre les mains des plus brillants artistes Synodéens le pouvoir de diriger l’Archipel. Au sein du Synode, chaque artiste ambitionne de gravir les rangs afin d’obtenir réputation et influence.

Les titres des artistes Synodéens

  • Élève : Un artiste débutant porte le nom d’élève, qu’il soit membre d’une école ou autodidacte. Certains n’apprécient pas ce titre là ou d’autres, souvent ceux qui suivent les enseignements d’un maitre, le revendiquent ouvertement. Un élève n’a généralement aucune influence ni réputation, bien que certains jeunes prodiges soient de véritables exceptions.
  • Artiste : Une fois formé, un Synodéen obtient le droit de porter le nom de l’art qu’il représente. Un élève-peintre devient donc officiellement un Peintre du Synode. Il est inconcevable pour un artiste de l’archipel de porter ce titre sans avoir obtenu en aval l’accord d’un maitre de cette branche artistique.
  • Maitre : Tout artiste Synodéen rêve d’obtenir le titre de maitre, et de valider ainsi l’excellence de sa compétence artistique. Pour obtenir un tel rang, il faut avoir fait ses preuves à travers ses créations ou encore avoir innové dans son domaine. Chaque maitre dispose dès lors d’une voix écoutée dans les institutions Synodéennes, et certainement d’une aisance financière. La seule personne à même d’accorder le titre de maitre est l’Illustre de la branche.
  • Illustre : Chaque branche artistique dispose d’un Illustre. Il en existe généralement entre 15 et 25 dans tout l’Archipel. Officiellement, un nouvel Illustre est nommé lorsque celui en poste dans une branche quitte son poste. Pour autant, il peut arriver qu’un maitre demande ouvertement au Cercle des Illustres de défier l’Illustre actuel de sa branche. Il doit alors prouver au Cercle et le convaincre que ses talents artistiques surpassent celui de l’artiste défié. Obtenir le titre d’Illustre est la consécration ultime pour un Synodéen, donnant en sus d’une énorme réputation, la possibilité d’orienter la politique de l’Archipel au Cercle des Illustres. Depuis peu, il est arrivé qu’un artiste non Synodéen obtienne ce rang, choquant nombre des habitants de l’Archipel.

Les duels artistiques

Au synode, tout artiste peut défier un homologue lors d’un duel artistique. Plusieurs règles régissent ce duel. 

  • Un duel artistique ne peut en aucun cas avoir une portée judiciaire. 
  • Les duellistes sont libres de mettre en jeu plus que leur réputation mais c’est à eux de se mettre d’accord. 
  • Les duellistes doivent s’accorder sur les modalités du duel s’il y en a : thématique, style, temps, matériau et outils etc
  • Les duellistes doivent désigner un arbitre pour leur duel. Il doit impérativement être un artiste d’un rang supérieur aux duellistes : un Artiste pour un duel impliquant des Élèves, un Maître pour un duel impliquant des Artistes, un Illustre pour un duel impliquant des Maîtres. En cas de duel contre un Illustre directement, c’est l’Arbitre des Arts qui arbitrera le duel et deux autres Illustres seront garants.

Pour résoudre un duel, les deux opposants doivent créer une œuvre en respectant les règles fixées. A l’issue de la création, l’arbitre désigne le vainqueur du duel. En cas de victoire de la personne défiée, l’attaquant s’engage à ne pas lancer de nouveau duel durant 3 ans contre cet artiste. Dans tous les cas, le perdant s’engage à reconnaître sa défaite sous peine d’amende.

L’administration du Synode

Les Gouverneurs

Initialement, les hameaux Synodéens étaient gérées par une famille ou un dirigeant local. Mais avec le développement des grandes cités Synodéennes, s’est posée la question de leur gestion. Les conflits se multipliant, le Cercle des Illustres a alors créé le statut de Gouverneur. Depuis, il est du ressort des Illustres de nommer ces gestionnaires afin d’administrer les cités. Évidemment, les luttes d’influences sont nombreuses, ce qui génère un nombre de conflits internes conséquent. Néanmoins, il arrive qu’un Gouverneur ayant l’oreille du Cercle puisse suggérer un nom à sa succession, souvent un membre de sa famille ou un proche. Il n’y a pas de durée fixe lors d’une nomination, et il est fréquent qu’un premier mandat ne dure que dix ans, là ou un Gouverneur ayant fait ses preuves peut être prolongé à vie. Dans de rares occasions, il est arrivé qu’un Gouverneur soit démit de ses fonctions.

Certains critiquent ce système, considérant qu’un Gouverneur n’est pas nommé en raison de ses compétences, mais en raison de son nombre d’amis au Cercle des Illustres. Les Synodéens répondent à cette critique aisément, indiquant que ce système incite les Gouverneurs de Cités à produire les meilleurs artistes, à même de revendiquer une place d’Illustre, et qu’il s’agit la de la meilleure expression de l’Artistocratie.